logo
Home Revue de presse

Notes sur l'oeuvre de Péris Iérémiadis- Nikos-Panaiotopoulos

Voici l’article publié par Nikos Panayiotopoulos en avril 2004 : « Σημείωμα για την εργασία του Πέρη Ιερεμιάδη» - « Notes sur l’œuvre de Péris Iérémiadis », à l'occasion de l'exposition Dessins et esquisses, à la Galerie Astra d' Athènes (traduction par Vicky Haut-Paraskévy).

 

 
Julia Tsiakiris:"τριανδρια με γιρλαντα γλυσινας"
"Triade à la guirlande de glycine"
Πέρης Ιερεμιάδης, Νίκος Παναγιωτόπουλος, Βασίλης Διοσκουρίδης (
1987).

 

Notes sur le travail de Péris Iérémiadis

Petits paysages, ex-voto, barques, fleurs, ainsi que quelques têtes et quelques ornements récoltés dans des marchés de dépôts populaires et retravaillés, des épamprements de rues, et un rassemblement de tous ces sujets, qui ont occupé Péris Iérémiadis dans son travail pendant toutes ces années, un travail pictural unique en son genre, un regard de promeneur du soir dans un paysage sauvage. Il s’agit d’une œuvre unique qui se tisse autour de deux axes principaux, le premier est le chant de l’artisanat traditionnel, le second l’essence profonde des enseignements de Pikionis (en parlant de Pikionis, un commentaire nous vient directement à l’esprit: Pikionis et Chalekas sont les artistes plasticiens-ou artisans- les plus spirituels et profonds de notre tradition contemporaine. Ce sont eux surtout, qui, au milieu de nombreux artistes de talents, se sont retrouvés face à face avec l’art objectif, c'est-à-dire cet art dont la beauté ne réside pas dans l’opinion). D’un côté de l’œuvre de Iérémiadis, on retrouve donc l’œuvre d’art populaire anonyme et sa joyeuseté et de l’autre, l’essence profonde de l’influence de Pikionis et son austérité, tout retrouvant en sourdine, la plume légère de Kontoglou, ainsi que la couleur et le dessin intrépides de Diamantopoulou comme on les retrouve dans les œuvres majeures de la première période. Nous avons parlé de la terre du champ où a été planté l’œuvre de Péris Iérémiadis, et où, petit à petit, elle prend racine (de même que les arbres les plus majestueux ont grandi petit à petit, l’œuvre humaine se construit lentement et gagne en majesté « avec de petites propositions et de petits dons », pour faire référence à notre ami commun, l’inoubliable écrivain, Giorgos Ioannou), on a distingué les grands arbres voisins, et on les a appelés par leur nom, de même l’œuvre de Iérémiadis, dans sa joie de vivre, renferme une part de terrestre, et reste scellée par un idiome expressif qui le caractérise, (on pourrait dire qu’il s’agit d’une voix), mais aussi teintée d’une approche dramatique et d’une étude spirituelle dans de plus hautes sphères, à l’heure où la lumière s’étiole, la quitte et où les promeneurs se font de plus en plus rares. Ce sont de telles peintures, habitées de joie et de concentration dramatique, dans une tonalité lumineuse tamisée, que l’on peut admirer dans la galerie Astra, à partir du lundi 19 avril 2004 et jusqu’au premier mai.

Nikos Panagiotopoulos, Philopappou, Avril 2004.
(traduction par Vicky Haut-Paraskévy)

 

 

 

 Revue de presse

 

 

 

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite.

Joomla SEO by AceSEF